Partager l'article ! Comme une envie de caviarder ... sur une idée de Lizly: Les règles du caviardage : d'après un texte, on supprime les mots, lettres, accents, s ...
Bonjour et bienvenue à toi, adorable lecteuse !!
C'est sympa de venir ici lire mes péripéties, ma vie, mon oeuvre ....
MERCI
Jehanne, une photo a déclenché l'ouverture de mon blog !
Nina, un texte magnifique m'a mis le stylo dans la main !
Et pour ça, un grand merci à vous 2 !
Les règles du caviardage : d'après un texte, on supprime les mots, lettres, accents, signes de ponctuation ou de typographie d'origine pour écrire un autre texte. Par contre, on n'ajoute rien, même pas une virgule ou une apostrophe.
C'est ma première participation à ce "jeu", allez, je me lance ...voici, le texte original
« CREON
Un matin je me suis réveillé roi de Thèbes. Et Dieu sait si j’aimais autre chose dans la vie que d’être puissant…
ANTIGONE
Il fallait dire non, alors !
CREON
Je le pouvais. Seulement, je me suis senti tout d’un coup comme un ouvrier qui refusait son ouvrage. Cela ne m’a pas paru honnête. J’ai dit oui.
ANTIGONE
Et bien, tant pis pour vous. Moi, je n’ai pas dit « oui » ! Qu’est-ce que vous voulez que cela me fasse, à moi, votre politique, votre nécessité, vos pauvres histoires ? Moi, je peux dire « non » encore à tout ce que je n’aime pas et je suis seul juge. Et vous, avec votre couronne, avec vos gardes, avec votre attirail, vous pouvez seulement me faire mourir parce que vous avez dit « oui ».
CREON
Ecoute-moi.
ANTIGONE
Si je veux, moi, je peux ne pas vous écouter. Vous avez dit « oui ». Je n’ai plus rien à apprendre de vous. Pas vous. Vous êtes là à boire mes paroles. Et si vous n’appelez pas vos gardes, c’est pour m’écouter jusqu’au bout.
CREON
Tu m’amuses !
ANTIGONE
Non. Je vous fais peur. C’est pour cela que vous essayez de me sauver. Ce serait tout de même plus commode de garder une petite Antigone vivante et muette dans ce palais. Vous êtes trop sensible pour faire un bon tyran, voilà tout. Mais vous allez tout de même me faire mourir tout à l’heure, vous le savez, et c’est pour cela que vous avez peur. C’est laid un homme qui a peur. »
CREON, sourdement.
Eh, bien, oui, j’ai peur de d’être obligée de faire tuer si tu t’obstines. Et je ne le voudrais pas.
ANTIGONE
Moi, je ne suis pas obligée de faire ce que je ne voudrais pas ! Vous n’auriez pas voulu non plus, peut-être, refuser une tombe à mon frère ? Dites-le donc, que vous ne l’auriez pas voulu ?
CREON
Je te l’ai dit.
ANTIGONE Et vous l’avez fait tout de même. Et maintenant, vous allez me faire tuer sans le vouloir. Et c’est cela, être roi !
CREON
Oui, c’est cela !
ANTIGONE
Pauvre Créon ! Avec mes ongles cassés et plein de terre et les bleus que tes gardes m’ont fait aux bras, avec ma peur qui me tord le ventre, moi je suis reine. »
Antigone, Jean Anouilh, La Table Ronde, 2006, p. 78-80
puis mon caviardage, mon texte pris de l'original !
- "non ! J'ai dit
- oui
- non
- oui
- non
- tu t'obstines ?
- oui, c'est cela"
Bon, d'ac, je me suis pas foulée mais en même temps, c'est ma première fois et puis je suis timide !
Le site de Lizly est noté sur la page d'accueil alors, lecteuse de mon blog, promène-toi chez elle, comme je l'ai fait et prend plaisir !
Un comm' ?